WordPress 5.7 est sorti
WordPress 5.7, sorti le 9 mars 2021, n’est pas une révolution spectaculaire mais une mise à jour très utile : l’éditeur gagne en fluidité, le site en performance, et l’administration en simplicité. Voici ce qu’elle change vraiment, pour les créateurs de contenus comme pour les responsables de sites.
WordPress 5.7 est sorti
L'essentiel
- WordPress 5.7, publié le 9 mars 2021, est une mise à jour de confort autant que de technique : elle améliore l’éditeur, la performance et la sécurité.
- La nouveauté la plus visible côté contenu est la possibilité de faire glisser plus facilement des blocs depuis l’inserteur vers la page, ce qui réduit les manipulations.
- Sur le plan technique, la version introduit le chargement paresseux des iframes et une aide à la migration vers HTTPS, deux gains concrets pour la vitesse et la fiabilité.
- Le filtre duotone sur les blocs Image et Couverture ouvre davantage de possibilités créatives sans plugin supplémentaire.
- La mise à jour reste recommandée pour la plupart des sites, à condition de tester les thèmes, les plugins et la compatibilité des contenus embarqués.
WordPress 5.7 : ce qu’il faut savoir
Sorti le 9 mars 2021, WordPress 5.7 porte le nom de code Esperanza. Cette version n’a pas l’allure d’une rupture, mais elle marque une étape importante dans la maturation de l’éditeur de blocs et dans la consolidation du noyau WordPress autour de trois priorités très concrètes : simplifier la création, accélérer l’affichage et réduire la friction technique.
Dans la pratique, 5.7 s’adresse à deux publics à la fois. D’un côté, les créateurs de contenus gagnent du temps dans l’interface. De l’autre, les administrateurs de sites profitent d’améliorations moins visibles, mais très utiles au quotidien, comme le chargement différé des iframes ou l’aide à la migration vers HTTPS.
40 % du web repose aujourd’hui sur WordPress, ce qui explique pourquoi chaque version du CMS a un impact bien au-delà des seuls utilisateurs du cœur de l’écosystème.
Le bon réflexe consiste donc à lire WordPress 5.7 non comme une simple mise à jour de maintenance, mais comme un package d’optimisations à forte valeur d’usage. C’est précisément ce type de version qui, sans faire la une, améliore le quotidien de millions de sites.
| Nouveauté | Ce que cela change | Impact principal |
|---|---|---|
| Glisser-déposer depuis l’inserteur | Le placement des blocs devient plus direct | Moins de clics, meilleure productivité |
| Duotone sur Image et Couverture | Des effets visuels intégrés dans l’éditeur | Plus de créativité sans plugin |
| Migration assistée vers HTTPS | WordPress aide à basculer un site vers le chiffrage | Sécurité et confiance accrues |
| Lazy-loading des iframes | Les embeds se chargent au bon moment | Pages plus légères et plus rapides |
| Robots API | Ajout d’un comportement plus favorable aux aperçus d’images | Potentiel bénéfice SEO |
Un éditeur de blocs plus fluide
La progression la plus visible se situe dans l’expérience de création. Avec WordPress 5.7, il devient plus simple de faire glisser un bloc depuis l’inserteur et de le déposer à l’endroit voulu dans la page. Cela peut paraître anecdotique, mais à l’échelle d’une session de rédaction ou de mise en page, le gain est bien réel : moins d’allers-retours entre menus, moins d’hésitation sur l’emplacement, et un flux de travail plus naturel.
Cette évolution est particulièrement utile sur les contenus longs : articles de fond, pages marketing, fiches produit ou landing pages construites avec plusieurs blocs imbriqués. Dès qu’une page contient des colonnes, des groupes, des boutons ou des sections répétées, le fait de pouvoir déposer un bloc au bon endroit d’un seul geste réduit la friction.
Pourquoi ce changement compte autant
WordPress avance depuis plusieurs années vers un modèle centré sur le bloc. Dans ce cadre, chaque réduction de friction compte, parce que l’éditeur doit rester simple pour les débutants tout en restant assez rapide pour les utilisateurs avancés. WordPress 5.7 va dans ce sens : il ne bouleverse pas les habitudes, mais il enlève des micro-obstacles.
En d’autres termes, la mise à jour ne cherche pas à impressionner. Elle cherche à faire gagner du temps. Et dans un CMS, c’est souvent le critère le plus précieux.
Pour quels usages c’est le plus visible
- Les équipes éditoriales qui publient plusieurs fois par jour et veulent limiter les manipulations.
- Les freelances et agences qui montent rapidement des pages de conversion.
- Les sites institutionnels qui structurent beaucoup de contenus avec des sections répétitives.
- Les débutants, qui profitent d’une interface moins intimidante et plus directe.
On peut résumer le bénéfice en une phrase : WordPress 5.7 fait travailler l’éditeur pour l’utilisateur, au lieu de l’inverse.
Duotone et contrôle visuel
Autre nouveauté marquante : le support du duotone sur les blocs Image et Couverture. Le principe est simple : appliquer un rendu bichromie à une image, en remplaçant les couleurs d’origine par deux teintes choisies. Pour un site éditorial, une marque ou un portfolio, cela permet de créer une identité visuelle plus cohérente sans passer par un plugin de retouche ou un traitement extérieur.
Cette fonction intéresse surtout les sites qui utilisent l’image comme élément d’ambiance ou de hiérarchie visuelle. Un bloc Couverture avec duotone peut donner plus d’unité à une page d’accueil, renforcer un univers graphique ou harmoniser un ensemble de visuels venant de sources différentes.
Mais il y a un revers : comme toute décision graphique automatisée, le duotone doit être utilisé avec méthode. Une palette trop agressive peut nuire à la lisibilité, et une couleur mal choisie peut affaiblir le contraste. Il faut donc tester les rendus, surtout si le site contient beaucoup de visuels textuels ou des images déjà très colorées.
Cette nouveauté illustre bien l’esprit de WordPress 5.7 : donner davantage d’outils natifs aux créateurs sans les enfermer dans une couche technique supplémentaire. En clair, le CMS monte en gamme sans devenir plus complexe.
Performance, SEO et HTTPS
La partie la plus stratégique de WordPress 5.7 est probablement la moins visible à l’écran. Elle touche à la performance, au référencement et à la sécurité, trois sujets qui comptent autant pour l’utilisateur que pour les équipes web.
Les iframes passent en chargement différé
WordPress 5.7 étend le lazy-loading aux iframes. Concrètement, les contenus embarqués comme certaines vidéos, cartes ou widgets ne se chargent pas immédiatement si l’utilisateur ne les voit pas encore. Le navigateur peut ainsi afficher plus vite la partie utile de la page, ce qui améliore la sensation de vitesse, surtout sur mobile ou sur des connexions modestes.
Ce changement est intéressant pour deux raisons. D’abord, il allège le chargement initial. Ensuite, il évite de gaspiller de la bande passante sur des éléments qui ne seront peut-être jamais consultés. Sur des pages riches en embeds, le bénéfice peut être sensible.
Une aide plus simple pour passer en HTTPS
WordPress 5.7 ajoute aussi un accompagnement pour les sites encore configurés en HTTP alors qu’un certificat SSL est disponible. L’objectif est de rendre la transition vers HTTPS moins intimidante. Dans les faits, WordPress peut proposer une action automatique pour aider à basculer l’adresse du site et à harmoniser les URLs internes.
Ce point mérite une vigilance particulière : le passage à HTTPS est utile, mais il doit être vérifié avec soin. Si des contenus référencent encore des ressources en HTTP, des blocages de contenu mixte peuvent apparaître. Il faut donc tester les pages sensibles, vider les caches et contrôler les appels externes après la bascule.
Migration manuelle vers HTTPS
- Nécessite souvent un accès à la base de données ou un outil de remplacement d’URLs.
- Plus flexible pour les cas complexes.
- Demande davantage de compétence technique.
- Risque plus élevé d’oublier des liens internes ou des ressources en HTTP.
Aide native de WordPress 5.7
- Réduit le nombre d’étapes pour la plupart des sites standards.
- Plus accessible aux utilisateurs non techniques.
- Moins de manipulation directe.
- Reste à valider par des tests après bascule.
Robots API : un petit signal SEO qui compte
La version 5.7 introduit également une évolution du Robots API pour mieux gérer les directives envoyées aux moteurs de recherche. L’idée est de favoriser, par défaut, des aperçus d’images plus riches dans les résultats, via une directive du type max-image-preview:large.
Pour le SEO, ce n’est pas un levier miracle. En revanche, c’est un signal cohérent avec la stratégie de visibilité des contenus éditoriaux : des images correctement prises en compte peuvent améliorer le taux de clic, surtout lorsque les miniatures jouent un rôle important dans la SERP.
Au fond, WordPress 5.7 traite le SEO comme ce qu’il est vraiment sur un site de contenu : une combinaison de qualité éditoriale, de bonne indexation et de détails techniques bien réglés.
Faut-il mettre à jour maintenant ?
Pour la grande majorité des sites, la réponse est oui. WordPress 5.7 apporte assez d’améliorations utiles pour justifier l’upgrade, à condition de respecter une discipline minimale : sauvegarde, test de compatibilité, vérification des gabarits et contrôle du front après mise à jour.
En environnement de production, la bonne pratique reste la même, quelle que soit la version : on prépare d’abord, on déploie ensuite. C’est encore plus vrai si le site utilise un thème très personnalisé, des plugins de page builder ou des intégrations externes sensibles aux iframes.
- Faire une sauvegarde complète : base de données, fichiers du site et, si possible, export de configuration du cache ou du CDN.
- Tester sur une préproduction : vérifier les articles, les formulaires, les blocs personnalisés et les pages contenant des embeds.
- Mettre à jour les extensions : beaucoup d’irrégularités viennent d’un plugin obsolète plutôt que du cœur WordPress lui-même.
- Contrôler le HTTPS et le cache : surveiller les avertissements de contenu mixte, puis purger caches serveur, navigateur et CDN.
- Observer le site après bascule : inspecter la page d’accueil, quelques fiches, les contenus riches et le tableau de bord pendant les premières heures.
Si vous gérez un site à forte audience, la prudence est donc surtout organisationnelle. La version elle-même n’est pas réputée risquée, mais le vrai point de friction se situe toujours dans l’écosystème périphérique : thème, plugins, scripts d’intégration, CDN, cache et contenus embarqués.
Pour les équipes éditoriales, le bilan est clair : WordPress 5.7 n’est pas une révolution, mais c’est une mise à jour qui améliore l’expérience sans la compliquer. Pour un CMS aussi largement utilisé, c’est exactement le genre de progression qui compte.
Questions fréquentes
WordPress 5.7 est-il une version majeure ?
Il s’agit d’une version importante, mais pas d’une refonte radicale. WordPress 5.7 apporte surtout des améliorations d’ergonomie, de performance et de sécurité, avec peu de bouleversements visibles pour l’utilisateur final.
La mise à jour vers WordPress 5.7 casse-t-elle les thèmes ou les plugins ?
En général, non, mais tout dépend de votre configuration. Les sites les plus personnalisés doivent être testés en préproduction, surtout s’ils utilisent beaucoup d’iframes, de blocs sur mesure ou des plugins anciens.
Le passage automatique à HTTPS fonctionne-t-il sur tous les sites ?
Non. L’aide native de WordPress 5.7 est utile pour de nombreux sites standards, mais elle ne remplace pas une vérification complète. Il faut toujours contrôler les contenus mixtes, les redirections et les URLs enregistrées dans la base de données.
Le lazy-loading des iframes peut-il ralentir l’affichage des vidéos YouTube ?
Dans la plupart des cas, non : l’objectif est justement de retarder le chargement tant que l’élément n’est pas visible. En revanche, certains montages plus complexes ou des intégrations personnalisées méritent un test pour vérifier le comportement exact.
Le filtre duotone est-il utile pour tous les sites ?
Pas forcément. Il est très pertinent pour les sites éditoriaux, les portfolios ou les marques qui veulent une signature visuelle cohérente. Sur d’autres sites, il peut être trop décoratif et doit être utilisé avec parcimonie.